Que faire à La Palma, aux Canaries ? Le guide d’une île verte et volcanique

octobre 22, 2026
Léna Roussel
Ecris par Léna Roussel

Passionnée de maison et de voyage, j’adore partager des idées simples pour rendre le quotidien plus doux, ici comme ailleurs. Bienvenue chez moi — et sur les routes du monde !

Que faire à La Palma, aux Canaries ? Le guide d’une île verte et volcanique

Vous venez à La Palma pour marcher, regarder le ciel et poser vos mains sur une roche encore noire de sa dernière colère. Pour savoir que faire à La Palma aux Canaries, retenez l’essentiel : randonner dans la Caldera de Taburiente, grimper au Roque de los Muchachos, fouler les cratères de Tajogaite et de Teneguía, vous perdre sous les lauriers de Los Tilos, puis finir sur le sable noir d’une plage. Une semaine suffit à tout cela, à condition de louer une voiture.

La Isla Bonita n’a rien d’une île à serviettes. Elle est verte au nord, volcanique au sud, et près de 40 % de son territoire est protégé. Plus de 1 000 km de sentiers y serpentent, et son ciel est l’un des plus limpides du monde. Les foules sont restées ailleurs, à Tenerife sans doute. On ne s’en plaindra pas.


Une île qui tient en deux paysages (et un ciel)

La Palma est, selon l’agence Evaneos, la plus verdoyante des Canaries. Le nord est humide, brumeux et couvert de forêt de lauriers, la laurisilva. Le sud est sec, sombre et façonné par les éruptions. Entre les deux, une chaîne de cratères fait office de colonne vertébrale.

Ce contraste lui vaut un surnom que les guides répètent volontiers : celui de « continent miniature ». L’île est aussi réserve de biosphère de l’UNESCO, et son ciel protégé abrite l’Observatoire astrophysique du Roque de los Muchachos.

📌 À retenir : La Palma se découvre à pied. Si vous cherchez un transat et un buffet, vous vous êtes trompé de latitude.

Que faire à La Palma : les incontournables

Voici les sites qui structurent n’importe quel séjour, avec les repères chiffrés tirés des sources consultées.

Site Ce qu’on y fait Repère
Caldera de Taburiente Randonnée dans le parc national Réserver le parking à l’avance
Roque de los Muchachos Crêtes, vue à 360°, observation des étoiles Environ 2 420 m ; randonnée de 4 h (Evaneos)
Tajogaite Marche jusqu’au bord du cratère de 2021 8 km, environ 4 h, difficulté modérée (Viator)
Teneguía / Fuencaliente Dernière étape de la Ruta de los Volcanes Environ 6 km (lapalmaisland.com)
Los Tilos Forêt de lauriers, réserve de biosphère Citée parmi les meilleures activités gratuites (Tripadvisor)

La Caldera de Taburiente, cirque et parc national

La Caldera de Taburiente est l’image de couverture de l’île : un immense cirque cerné de crêtes, où l’on descend, remonte et se sent minuscule. Evaneos y consacre une journée entière de son itinéraire de huit jours, ce qui donne la mesure des lieux.

Conseil pratique : réservez le parking du parc avant de venir. Arriver sans créneau, c’est risquer de contempler la Caldera depuis le bas-côté. Vérifiez les conditions d’accès sur le site officiel du parc, car elles évoluent.

Roque de los Muchachos : les crêtes, la mer de nuages et les étoiles

Le Roque de los Muchachos est le point culminant de l’île, à environ 2 420 m. Depuis le Pico de la Nieve, un sentier rejoint les crêtes de la caldera. Evaneos annonce 4 h de marche et 590 m de dénivelé. Par temps dégagé, on aperçoit Tenerife, La Gomera et El Hierro.

La nuit, le lieu change de vocation. Le ciel y est protégé et l’observatoire y a ses télescopes. Viator propose notamment une visite privée d’observation des étoiles à partir de 55 €, selon la taille du groupe.

💡 Astuce : emportez une veste chaude, même en été. L’altitude se moque des cartes postales.

Les volcans : Tajogaite, San Antonio, Teneguía

Deux éruptions marquent l’île. Celle de Teneguía, en 1971, a laissé un cône qui « se dresse comme un phare pour Fuencaliente », selon lapalmaisland.com. Celle de 2021 a donné naissance au nouveau volcan, Tajogaite.

Pour ce dernier, Viator décrit une randonnée guidée d’environ 4 h et de 8 km qui mène à moins d’un mètre du bord du cratère, sur des sentiers encore recouverts de cendres. Rien ne vaut ce moment où l’on comprend que la terre n’a jamais fini de se faire.

Pour le sud, la dernière étape de la Ruta de los Volcanes démarre près du centre des visiteurs du volcan San Antonio. Elle traverse le Monument naturel des volcans de Teneguía et s’achève à Fuencaliente, devant deux phares voisins des salines. L’île y compose sa palette : noir du volcan, bleu de l’océan, blanc du sel.

Los Tilos et la laurisilva : l’île verte

Au nord, le Bosque de los Tilos abrite l’une des plus belles forêts de lauriers de l’île, classée réserve de biosphère. Tripadvisor la place parmi les meilleures activités gratuites, avec le Roque de los Muchachos et la Caldera.

Pour une première marche, Evaneos propose le bosquet de la Galga : 2 h 30 de marche, environ 480 m de dénivelé, une ambiance brumeuse et un panorama depuis le mirador de la Somada Alta. Les lieux voisins de Cubo de la Galga et de Las Tricas prolongent l’expérience.

Plages de sable noir et piscines naturelles

Ici, le sable est noir, héritage direct des coulées. Autour de Tazacorte, village de bananiers et de couchers de soleil spectaculaires selon Evaneos, la plage de sable noir est idéale en fin d’arrivée. D’autres criques, comme Charco Verde, Punta Larga ou La Salemera, complètent la liste.

Les piscines naturelles ne manquent pas non plus. Elles se négocient avec la houle, qu’on surveille avant de plonger.

Santa Cruz et les villages

La capitale, Santa Cruz de La Palma, se parcourt à pied. Sa Calle Real, sa Plaza de España et ses balcons de bois racontent une histoire coloniale que le soleil patine. C’est la pause culturelle idéale entre deux sentiers.

Plus loin, des bourgs comme El Paso, Los Llanos de Aridane ou Mazo offrent un visage plus rural : marchés, ateliers, vignes. Viator y propose même des dégustations de vin.

Itinéraire de 4 jours pour voir l’essentiel

Voici une trame réaliste, à moduler selon la météo, car la brume est ici une habitante à part entière.

  1. Jour 1 : Tazacorte et la côte ouest. Arrivée, voiture de location, installation, plage de sable noir et coucher de soleil.
  2. Jour 2 : Nord vert. Laurisilva de la Galga ou Los Tilos, puis Santa Cruz en fin de journée.
  3. Jour 3 : Caldera et Roque de los Muchachos. Parking réservé, randonnée sur les crêtes, étoiles le soir si le ciel s’y prête.
  4. Jour 4 : Sud volcanique. Tajogaite le matin, Ruta de los Volcanes ou Fuencaliente l’après-midi.

Avec un 5e jour, ajoutez une piscine naturelle, un village de l’intérieur ou une journée sans programme. Une semaine entière permet de respirer et d’attendre la bonne lumière.

Infos pratiques : accès, voiture, hébergement

Arriver sur l’île

Vous pouvez atterrir directement à l’aéroport de La Palma (SPC). L’alternative consiste à passer par Tenerife, puis à prendre un ferry pour environ 2 h 30 de traversée, selon Evaneos.

Pourquoi la voiture est indispensable

Les transports en commun ne desservent pas les départs de sentiers. Louez une voiture dès l’arrivée, comme le fait l’itinéraire Evaneos.

⚠️ Attention : les routes sont sinueuses, étroites et souvent dans la brume. Sur la carte, tout semble proche. Sur le terrain, comptez toujours plus de temps que prévu entre deux sites.

C’est là le vrai piège de l’île : sa petite taille est une illusion. Un trajet de quelques dizaines de kilomètres peut absorber une bonne partie de la matinée. Pour éviter de passer vos vacances au volant, dormez à deux endroits différents, par exemple à l’ouest et dans le sud, plutôt que de rayonner depuis un seul point.

Où dormir

  • Tazacorte et Los Llanos de Aridane (ouest) : plus ensoleillé, pratique pour la Caldera et la côte.
  • Fuencaliente (sud) : idéal pour les volcans et les salines.
  • Santa Cruz (est) : pour la ville et l’accès aux forêts du nord.

Précautions de randonnée

  • Emportez eau, chaussures de randonnée, lunettes de soleil et un téléphone chargé, la liste recommandée pour la Ruta de los Volcanes.
  • Partez tôt : le brouillard monte souvent dans l’après-midi.
  • Respectez les sentiers balisés autour des cratères et sur les cendres.
  • Choisissez des sorties guidées si vous n’avez pas l’habitude du terrain volcanique. Certaines, comme celle de Teneguía, ne conviennent pas aux personnes à mobilité réduite.

Questions fréquentes sur La Palma

Combien de temps faut-il pour visiter La Palma ?

Une semaine est idéale. Quatre jours suffisent pour les grands sites, mais ils ne laissent aucune marge pour la météo.

Faut-il une voiture à La Palma ?

Oui, c’est la solution la plus pratique pour accéder aux sentiers et aux sites éloignés.

Quelle est la meilleure activité pour un premier séjour ?

La Caldera de Taburiente, les volcans du sud et un coucher de soleil sur le sable noir forment un trio difficile à battre.

La Palma convient-elle aux amateurs d’astronomie ?

Oui. Son ciel protégé et l’observatoire du Roque de los Muchachos en font un lieu de référence pour observer les étoiles.

Quand réserver le parking de la Caldera ?

Dès que vos dates sont fixées. C’est la seule réservation à ne pas laisser à l’improvisation.