Que faire à Ostuni : guide de la ville blanche des Pouilles
Vous aurez beau chercher ce que faire à Ostuni, la réponse tient en une phrase : monter, se perdre, redescendre au soir. Perchée sur les collines sud-orientales de la Murgia, à quelques kilomètres de la côte adriatique, la cité doit son surnom de « ville blanche » à la luminosité de ses maisons chaulées. Elle ne se visite pas, elle s’escalade, comme une pensée trop claire qu’on poursuit d’étage en étage.
Une journée suffit pour en faire le tour, à condition de renoncer à tout voir. Ce guide vous donne l’itinéraire, les accès depuis Bari et Brindisi, les pièges de la circulation, la bonne saison et quelques villages voisins. Le tout avec des repères chiffrés, tant que la poésie n’oblige pas à mentir sur les horaires.

Que faire à Ostuni en une journée : l’itinéraire
Le plus simple est de suivre la lumière : centre historique le matin, déjeuner tardif, plage l’après-midi, remparts pour le coucher du soleil. Les horaires ci-dessous sont des suggestions, pas des ordres.
Le programme heure par heure
- 9h00 – Piazza della Libertà. Point de départ naturel, « cœur battant » de la ville selon le site Puglia dei Trulli. Prenez un café en regardant la place s’éveiller.
- 9h45 – Ruelles du centre historique. Marches, arcades, impasses blanchies à la chaux : laissez-vous égarer, c’est le principe.
- 11h00 – Cathédrale Santa Maria Assunta. Façade gothique tardive, rosace, palais épiscopal voisin.
- 12h30 – Déjeuner dans une trattoria de la vieille ville.
- 14h30 – Plages voisines : Torre Canne, Villanova ou Rosa Marina, sur la côte.
- 18h00 – Remparts et belvédères pour le soir, avec la vue sur les oliviers jusqu’à la mer.
📌 À retenir : le centre se parcourt à pied, avec beaucoup de montées. Prévoyez de bonnes chaussures. Les pavés blancs sont charmants, et glissants quand ils sont polis par des siècles de semelles.
Le centre historique, ou l’art de se perdre
Ostuni n’a pas de « monument à cocher ». Sa matière, c’est le dédale : petites maisons, ruelles, placettes, boutiques d’artisanat où flottent les parfums des produits typiques. Puglia dei Trulli recommande de s’y promener sans but, ce qui est le meilleur des plans.
Place de la Liberté, trois points d’intérêt se partagent la vedette. L’église Saint-François d’Assise fut construite en 1304 et restaurée au milieu du XVIIIe siècle. Sa façade date de 1883, œuvre de l’architecte Gaetano Jurleo, qui l’adapta au bâtiment voisin de l’hôtel de ville. L’église du Saint-Esprit remonte au début des années 1600.
Et puis il y a la colonne de Saint Oronce, que les habitants appellent « La Flèche ». Érigée en 1771 par le sculpteur Giuseppe Greco, elle est taillée dans la pierre calcaire locale et dépasse vingt mètres. Un saint protecteur sur un piédestal : l’Italie, toujours, a l’art de poser sa foi à hauteur de regard.
La cathédrale et sa rosace
La cathédrale Santa Maria Assunta est l’étape la plus attendue, et pour une fois la rumeur dit vrai. Le Bon Roadtrip, qui consacre un dossier à la ville, la cite avec sa « magnifique rosace » et le palais épiscopal. Levez la tête avant d’entrer : une façade se lit comme un poème, de bas en haut.
Pour la culture, ajoutez le Musée des Civilisations Préclassiques de la Murgia, qui raconte la ville bien avant la chaux.
💡 Astuce : si vous aimez comprendre ce que vous regardez, une visite guidée à pied existe. Une visite privée « parmi les vues panoramiques de la ville blanche » est proposée sur Viator à partir de 75 € (tarif indicatif, à vérifier à la réservation).
Remparts et coucher de soleil
Fin d’après-midi : montez sur les remparts et les belvédères. De là, la ville « scintille jusqu’à la côte », selon la formule du Lonely Planet. Le blanc vire à l’or, puis au rose, puis à l’ardoise. C’est le moment où l’on cesse de photographier pour se taire un instant.
Arrivez trente minutes avant la tombée du soleil. Les bons emplacements se prennent d’assaut.
Les plages en quelques coups de volant
Entre deux ruelles, la mer. Les noms à retenir sont Torre Canne, Villanova et Rosa Marina. Comptez un trajet court en voiture ; à titre indicatif, une petite vingtaine de minutes, selon la circulation. Pour une escapade plus sauvage, la réserve naturelle de Torre Guaceto est citée par Le Bon Roadtrip parmi les excursions nature.

Accès à Ostuni : aéroports, route et zones à circulation limitée
Deux aéroports desservent la ville : Brindisi, le plus proche, et Bari, plus lointain mais souvent mieux connecté. Les durées ci-dessous sont indicatives et varient selon le trafic.
| Départ | Mode | Durée indicative | À savoir |
|---|---|---|---|
| Aéroport de Brindisi | Voiture ou taxi | Environ 30 à 40 min | Le plus pratique |
| Aéroport de Bari | Voiture ou train + navette | Environ 1h à 1h15 | Plus de vols |
| Brindisi (ville) | Voiture | Environ 40 min | Excursion possible |
⚠️ Attention : le centre historique est soumis à des zones à circulation limitée (ZTL). Une voiture de location qui s’y engage peut être flashée, et l’amende peut vous parvenir bien après votre retour. Garez-vous hors du centre et finissez à pied.
Le réflexe le plus sûr : un parking en périphérie, puis les escaliers. La ville a été conçue pour les ânes et les processions, pas pour les Fiat de location.
Quand visiter Ostuni : la meilleure période
Visez avril à septembre, en évitant juillet et août. Au printemps et au début de l’automne, la lumière est belle, les ruelles respirent, les prix baissent. En plein été, la chaleur écrase la pierre et la foule s’agglutine sur les mêmes marches.
Mai et juin offrent le meilleur compromis : mer abordable à la fin de la période, rues praticables, terrasses sans file d’attente. Septembre prolonge l’été avec plus de sérénité.
Villages à visiter autour d’Ostuni
Ostuni est idéalement placée pour rayonner dans la vallée d’Itria. Le Bon Roadtrip cite notamment Alberobello et ses trulli, tandis que Tripadvisor référence des excursions combinant Alberobello, Locorotondo et Ostuni, dégustations incluses.
| Village | Pourquoi y aller | Durée de visite conseillée |
|---|---|---|
| Cisternino | Village voisin, ambiance de bourg paisible | 1 à 2 h |
| Locorotondo | Ruelles blanches de la vallée d’Itria | 1 à 2 h |
| Alberobello | Les célèbres trulli | 2 à 3 h |
| Martina Franca | Centre baroque de la région | 1 à 2 h |
Durées indicatives, établies à titre de repère de visite.
Un plan raisonnable : une journée « Ostuni », une seconde « vallée d’Itria », avec Alberobello tôt le matin pour devancer les cars. Trois villages en une journée, c’est possible ; quatre, c’est de la comptabilité.
Pour qui aime la formule du guide pratique, notre article sur ce qu’il faut voir à La Palma aux Canaries suit la même logique : itinéraire clair, saison, pièges à éviter.
Où dormir à Ostuni sans la foule ni le surcoût
Le secret tient en trois verbes : décaler, s’éloigner, négocier.
- Décaler la date : avril, mai, juin et septembre coûtent moins cher que juillet-août, et sont plus calmes.
- S’éloigner des remparts : dormir dans la ville basse ou à la périphérie fait baisser la note, et le centre reste à quelques minutes à pied ou en voiture.
- Choisir la campagne : les masserias et chambres d’hôtes parmi les oliviers offrent le silence, souvent à tarif inférieur au cœur historique.
- Réserver tôt pour les week-ends de printemps, quand les mariages remplissent les chambres.
💡 Astuce : le vrai luxe d’Ostuni n’est pas la vue depuis la chambre, c’est de passer la nuit à l’intérieur des murs une fois les groupes repartis. À défaut, dormez dehors et revenez dîner : la ville du soir n’a rien à voir avec celle de midi.
Dernier repère concret : arrivez en centre avant 9h, garez-vous hors ZTL, et gardez les remparts pour 18h. Vous aurez vu l’essentiel avant que le premier autocar n’ait trouvé sa place.

Passionnée de maison et de voyage, j’adore partager des idées simples pour rendre le quotidien plus doux, ici comme ailleurs.
Bienvenue chez moi — et sur les routes du monde !



