Samsung Galaxy Z Flip : brevet OMPI révèle un double écran externe

mars 27, 2026
Léna Roussel
Ecris par Léna Roussel

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Samsung Galaxy Z Flip double écran externe : ce que révèle le brevet OMPI

Vous pensiez que l’écran externe circulaire du Samsung Galaxy Z Flip avait atteint sa forme définitive ? Un brevet déposé auprès de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) suggère que la firme coréenne envisage d’en ajouter un second. Non pas pour doubler la surface d’affichage au sens classique du terme, mais pour intégrer un deuxième module circulaire distinct, positionné différemment sur la coque externe. Une idée qui, si elle devait un jour quitter le registre des brevets pour entrer dans celui des rayons de boutique, changerait sensiblement la proposition de valeur du smartphone pliable compact de Samsung.

Ce document, analysé par plusieurs spécialistes du secteur, illustre la guerre silencieuse que se livrent les constructeurs pour différencier leurs appareils pliables à une époque où le marché commence à se densifier sérieusement.


Ce que contient précisément le brevet Samsung déposé à l’OMPI

Le brevet en question décrit un smartphone à clapet dont la face externe comporterait non pas un, mais deux écrans circulaires. Le premier occuperait la position habituelle, celle que les utilisateurs du Galaxy Z Flip 6 connaissent déjà. Le second serait placé à proximité immédiate, légèrement décalé, formant un duo visuel inédit sur la coque fermée.

Les illustrations jointes au dépôt montrent deux disques de tailles potentiellement différentes, disposés côte à côte ou en configuration légèrement asymétrique selon les variantes présentées. Samsung ne précise pas dans le document les dimensions exactes ni la technologie d’affichage retenue pour ce second module.

Ce type de dépôt s’inscrit dans une pratique industrielle bien établie : les grandes entreprises technologiques déposent régulièrement des brevets exploratoires qui ne débouchent pas nécessairement sur des produits commerciaux. L’OMPI publie ces documents dans le cadre du système PCT (Patent Cooperation Treaty), garantissant une protection internationale de l’invention décrite.

Il serait donc prématuré — et intellectuellement malhonnête — d’annoncer que le prochain Galaxy Z Flip 7 arrivera avec ce double écran. Ce que le brevet prouve, en revanche, c’est que Samsung réfléchit activement à cette direction.

Les usages concrets envisagés pour ce double affichage

La logique d’un Samsung Galaxy Z Flip double écran externe ne relève pas du caprice esthétique. Chaque surface d’affichage supplémentaire répond à une intention fonctionnelle précise.

Le premier écran circulaire, déjà présent sur les modèles actuels, sert principalement à afficher l’heure, les notifications et à servir de viseur pour les selfies. Le second module pourrait, selon les hypothèses les plus plausibles, remplir des fonctions complémentaires :

  • Affichage permanent de données contextuelles (météo, fréquence cardiaque si couplé à une montre, agenda) sans solliciter l’écran principal
  • Retour visuel lors de l’utilisation de la caméra en mode créatif, permettant de cadrer différemment
  • Indicateur de statut discret (charge, mode silencieux, notifications filtrées) consommant un minimum d’énergie

Cette segmentation des rôles entre les deux modules permettrait d’optimiser la consommation énergétique globale : plutôt que d’activer le grand écran intérieur pour vérifier une information rapide, l’utilisateur consulterait l’un des deux petits écrans externes, une opération nettement moins gourmande en batterie.

L’économie d’énergie est d’ailleurs l’un des arguments centraux que les fabricants avancent systématiquement pour justifier la multiplication des surfaces d’affichage secondaires. C’est une logique que l’on retrouve aussi dans les montres connectées, où l’always-on display à très basse consommation a progressivement remplacé l’écran éteint entre deux interactions.

Un design qui s’inscrit dans une tendance de fond

Le choix de la forme circulaire n’est pas anodin. Il distingue visuellement le Galaxy Z Flip des autres smartphones pliables du marché, lui conférant une identité graphique forte. Deux cercles côte à côte renforceraient encore cet effet de signature, tout en offrant une lisibilité immédiate des informations affichées.

Ce positionnement esthétique rejoint une réflexion plus large sur ce que doit être un smartphone pliable en 2026 : un objet technique certes, mais aussi un objet à porter, à exhiber, dont la face fermée constitue la première impression visuelle donnée aux autres.

Les ingénieurs et designers de Samsung Mobile Experience (anciennement Samsung Mobile) travaillent depuis plusieurs générations de Z Flip sur cet équilibre entre compacité fermée et expressivité visuelle. Le brevet OMPI semble prolonger cette réflexion.

Il est également notable que certaines variantes décrites dans le brevet montrent des configurations où les deux écrans pourraient afficher des contenus synchronisés, fonctionnant comme un seul espace visuel étendu. Une hypothèse ambitieuse qui supposerait une refonte logicielle significative de One UI.

Comment Samsung se positionne face à Motorola et Oppo

Le marché des smartphones à clapet pliable est aujourd’hui animé par une poignée d’acteurs qui se disputent chaque innovation différenciante. Motorola, avec sa gamme Razr, et Oppo, avec ses modèles Find N Flip, ont tous deux exploré des solutions d’affichage externe ambitieuses.

Le Motorola Razr 50 Ultra, par exemple, propose un écran externe rectangulaire de grande taille, couvrant presque toute la face avant de l’appareil fermé. C’est une philosophie radicalement différente : maximiser la surface disponible pour transformer l’appareil fermé en quasi-smartphone à part entière.

Samsung a fait le choix inverse, au moins jusqu’ici : un écran circulaire compact, résolument minimal, qui assume sa fonction de complément plutôt que de substitut. Le brevet suggère que la marque souhaite enrichir cette approche sans l’abandonner — ajouter des fonctionnalités sans sacrifier l’identité visuelle du produit.

Ce positionnement est cohérent avec la stratégie de Samsung Electronics dans le segment premium : proposer une expérience distincte plutôt que de suivre le chemin tracé par les concurrents. L’enjeu est de taille, car le marché des smartphones pliables représentait selon les données IDC plusieurs dizaines de millions d’unités vendues en 2025, avec une croissance annuelle soutenue malgré un marché global de smartphones mature et peu dynamique.

Les principales différences d’approche entre les constructeurs se résument ainsi :

  • Motorola mise sur un grand écran externe rectangulaire pour une utilisation intensive en mode fermé
  • Oppo explore des configurations hybrides alliant taille et forme originale
  • Samsung conserve le cercle comme signature, mais envisage d’en multiplier le nombre

Ce que les brevets révèlent — et ce qu’ils ne disent pas

Un dépôt de brevet est un document juridique, pas une feuille de route produit. Cette distinction mérite d’être soulignée clairement.

Samsung dépose chaque année des centaines, voire des milliers de brevets couvrant des technologies à des stades de maturité très variables. Certains décrivent des innovations déjà intégrées dans les prochains modèles. D’autres explorent des pistes qui ne seront jamais industrialisées, soit parce que le coût de fabrication s’avère prohibitif, soit parce que les études consommateurs ne valident pas l’intérêt commercial de la fonctionnalité.

Le brevet OMPI relatif au double écran circulaire du Galaxy Z Flip ne fournit aucune indication sur :

  • La date de commercialisation éventuelle du produit décrit
  • Le modèle exact auquel cette technologie serait destinée
  • Le prix ou les contraintes de fabrication associées
  • L’existence d’un prototype fonctionnel

Ce que le document confirme, en revanche, c’est la direction intellectuelle dans laquelle travaillent les équipes de recherche et développement de Samsung. Et cette direction est celle d’une densification de l’information accessible sans ouvrir le téléphone — une tendance lourde qui correspond à l’évolution des usages mobiles, de plus en plus orientés vers la consultation rapide et le traitement d’informations fragmentées.

L’écran externe comme nouveau terrain de différenciation

Il y a dans cette course à l’écran externe une ironie que Diogène aurait peut-être appréciée : l’industrie a passé une décennie à nous promettre des smartphones qui s’ouvrent pour révéler des surfaces toujours plus grandes, et voilà qu’elle consacre désormais une énergie considérable à ce qui se passe quand l’appareil reste fermé.

Le key insight ici est le suivant : la valeur perçue d’un smartphone pliable en 2026 ne se mesure plus seulement à la qualité de l’écran intérieur, mais à la richesse de l’expérience offerte en mode compact. L’écran externe est devenu le premier point de contact quotidien avec l’appareil pour des millions d’utilisateurs qui préfèrent éviter le geste d’ouverture pour les consultations rapides.

Un second écran circulaire sur le Galaxy Z Flip répondrait donc à un besoin fonctionnel réel, documenté par les comportements d’utilisation des appareils pliables actuels. Plusieurs études menées par des instituts comme Strategy Analytics ou Counterpoint Research ont montré que les propriétaires de clapets pliables utilisent l’écran externe bien plus fréquemment qu’anticipé lors des phases de conception initiale.

Si Samsung franchit le cap de l’industrialisation, ce brevet pourrait bien marquer le début d’une nouvelle convention dans le design des clapets — celle des affichages multiples en façade, chacun spécialisé dans un registre d’usage précis.


Points clés à retenir

  • Un brevet déposé par Samsung auprès de l’OMPI décrit un Galaxy Z Flip équipé de deux écrans circulaires distincts sur la coque externe.
  • Ce second écran pourrait servir à l’affichage rapide d’informations, à l’économie d’énergie et à enrichir l’expérience en mode fermé.
  • Un brevet n’est pas une annonce produit : aucune date de commercialisation ni confirmation d’un prototype n’est disponible.
  • Face à Motorola et Oppo, Samsung maintient une approche distinctive basée sur la forme circulaire plutôt que sur un grand écran rectangulaire externe.
  • L’écran externe est devenu un terrain majeur de différenciation sur le marché des smartphones pliables en 2026.

FAQ

Un brevet OMPI garantit-il que le produit sera commercialisé ?
Non. Un brevet protège une invention sur le plan juridique mais ne présage en rien de sa mise en production. Samsung dépose régulièrement des brevets exploratoires qui ne débouchent pas sur des produits disponibles en boutique. Le dépôt auprès de l’OMPI signifie uniquement que la firme souhaite protéger cette idée à l’échelle internationale.

Quelle est la différence entre le Galaxy Z Flip actuel et ce que décrit le brevet ?
Le Galaxy Z Flip 6 actuel dispose d’un seul écran circulaire externe, utilisé pour les notifications, l’heure et les selfies. Le brevet décrit un appareil comportant deux modules circulaires distincts sur la coque fermée, potentiellement dédiés à des usages différents et complémentaires.

Comment Samsung se distingue-t-il de Motorola sur les écrans externes ?
Motorola a opté pour un grand écran externe rectangulaire sur son Razr 50 Ultra, couvrant une large portion de la face avant. Samsung conserve la forme circulaire, plus compacte et plus identitaire visuellement, et envisage d’en ajouter un second plutôt que d’agrandir la surface totale.

Le double écran externe permettrait-il vraiment d’économiser de la batterie ?
C’est l’un des arguments avancés dans la logique de ce type de conception. Consulter une information sur un petit écran externe à basse consommation est effectivement moins énergivore qu’ouvrir l’appareil et activer le grand écran AMOLED intérieur. Cependant, la gestion simultanée de deux modules d’affichage externes pourrait partiellement compenser ce gain si elle n’est pas optimisée logiciellement.

À quel modèle de Galaxy Z Flip ce brevet serait-il destiné ?
Le brevet ne précise pas de modèle cible. Il est impossible à ce stade de savoir si cette technologie serait intégrée dans un Galaxy Z Flip 7, un modèle ultérieur, ou si elle resterait à l’état de concept non commercialisé.

Qu’est-ce que l’OMPI et pourquoi Samsung y dépose des brevets ?
L’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle est une agence des Nations Unies qui gère le système PCT (Patent Cooperation Treaty). Y déposer un brevet permet à une entreprise de protéger son invention dans plusieurs pays simultanément avec une seule demande, ce qui est indispensable pour des acteurs mondiaux comme Samsung.